La santé dans l'assiette

Chronique du film La SANTE DANS L’ASSIETTE (suite et fin)

Suite et fin de la chronique…

La santé dans l'assiette.

Campbell/ Esselstyn, l’histoire d’une rencontre…

En 1990, ayant lu un article élogieux sur les travaux du Dr Campbell dans le New York Times, le Dr Esselstyn modifie légèrement le régime alimentaire de ses patients en supprimant tous les produits laitiers, et il invite le Dr Campbell à venir donner une conférence dans l’Arizona. Le Dr Campbell présente ainsi cette rencontre : « Moi je viens du monde scientifique et lui vient du monde médical où il a mené des expériences extraordinaires, d’un côté la science, de l’autre les données cliniques, rassemblez-les et vous obtenez des résultats spectaculaires. »

Côté Campbell

La fin des années 1950…

Le rythme de vie s’accélère, c’est l’arrivée sur le marché des plats préparés en tout genre. Colin Campbell termine ses études en science de la nutrition. Les protéines animales sont alors considérées comme un élément nutritif majeur et vital.

« L’idée que des végétaux puissent également apporter des protéines n’apparaît que vers la fin du XIXe siècle et elle a eu beaucoup de mal à s’imposer », explique Campbell.

Au milieu des années 1960

Le Dr Campbell va aux Philippines pour apporter des protéines aux enfants souffrant de malnutrition. Au cours de cette mission il remarque que les enfants des familles aisées des Philippines, qui consomment beaucoup de protéines animales, ont une plus forte tendance que les autres à développer des cancers du foie.

Au même moment il découvre un article concernant une étude indienne : Avec 20 % de caséine (principale protéine du lait), les rats développent un cancer du foie ; avec 5 %, au contraire, la croissance des cellules cancéreuses semble « ralentie ». Il comprend alors que la consommation de protéines animales peut avoir une influence déterminante sur l’évolution des cancers. Ces résultats et ces constatations font prendre une nouvelle direction à sa carrière.

1975…

Il reproduit l’étude des chercheurs indiens. Il obtient les mêmes résultats.

Il fait alors une nouvelle étude où les rats qui prenaient 20 % de caséine et avaient développé un cancer sont ensuite soumis à un régime à 5 % de caséine.La tumeur se résorbe.

« Cette information était tout à fait fascinante, nous pouvions donc déclencher ou diminuer une tumeur cancéreuse tout simplement en jouant sur le taux d’ingestion de cette protéine animale », explique Campbell.

Par ailleurs, il découvre qu’un régime comportant 20 % de protéines végétales (issues du soja et du blé) n’entraîne aucune forme de cancer. Le Dr Campbell affirme que les végétaux contiennent suffisamment de protéines pour que nous n’en manquions pas. Mais il finit par constater qu’il ne s’agit pas des effets d’un ou plusieurs éléments, mais plutôt d’une synergie.

1981…

Il se tourne alors vers une étude chinoise…

Elle concerne plus de 880 millions de personnes réparties dans toutes les provinces chinoises. Elle montre des zones de mortalité différentes qui sont jusqu’à 400 fois plus importantes d’une province à l’autre.S’appuyant sur ces résultats, il lance l’étude nutritionnelle de sa vie, pour mesurer en Chine et dans 65 provinces l’influence de 367 variables alimentaires et sanitaires.

1990

Dr Campbell et ses collaborateurs publient leurs résultats…

Les corrélations entre régime alimentaire et maladies sont nombreuses et flagrantes.

« La leçon la plus importante que nous pouvons tirer de l’analyse de ces corrélations tient en un seul message : une alimentation basée sur les produits d’origine végétale, essentiellement les céréales, les fruits et les légumes, et une toute petite quantité de produits animaux va toujours de pair avec un très faible taux de mortalité due à certains cancers, attaques cérébrales et aux maladies cardio-vasculaires. »

Du côté d’Esselstyn

1960…

Les maladies cardiaques progressent de manière importante aux USA.

Esselstyn commence sa carrière de chirurgien à la Cleveland Clinic au même moment que Campbell démarre la sienne.

1967, un collègue du Dr Esselstyn réalise le premier pontage aorto-coronarien, une technique préventive contre l’infarctus et utilisée couramment depuis. Aujourd’hui, 500 000 Américains par ans subissent cette opération.

Les années 70…

Chirurgien spécialisé dans le cancer du sein, Il étudie les statistiques mondiales de cette maladie et découvre qu’une Kényanne a 82 fois moins de risques d’être atteinte d’un cancer du sein qu’une Américaine. Le Dr Esselstyn s’intéresse alors aux autres cancers. Il réalise qu’au Japon, en 1958, on a recensé seulement 18 cas de cancer de la prostate. La même année, en Amérique où la population est à peine 2 fois plus nombreuse, on compte déjà plus de 14 000 décès imputés au cancer de la prostate. Pour les maladies cardio-vasculaires, les comparaisons entre les populations qui se nourrissent « à l’occidentale » et les autres sont tout aussi impressionnantes.

Le Dr Esselstyn constate à chaque fois une forte corrélation entre consommation de protéines animales et cancer : dans les pays les moins touchés, on ne mange ni produits laitiers, ni viande.

Une étude vient confirmer cette idée…

En Norvège, durant la seconde guerre mondiale, les Allemands avaient confisqué tout le bétail pour leur propre consommation. Les Norvégiens se sont alors majoritairement nourris de végétaux. La courbe concernant les accidents cardiovasculaires est impressionnante : elle chute en 1939 et remonte illico dès 1945.

Le Dr Esselstyn arrive aux mêmes conclusions que le Dr Campbell : il existe un lien évident entre consommation de produits animaux et risque de développer une maladie lourde ou mortelle.

Au milieu des années 1980…

Il met en place, avec difficultés, une étude clinique qui consiste à modifier le régime alimentaire de patients atteints de graves problèmes coronariensIls s’alimentent de produits végétaux non transformés. Au bout de 5 ans, la maladie a cessé de progresser chez 11 des 18 patients qui ont suivi le régime alimentaire indiqué.

Pour 4 patients, elle a même nettement régressé. Le régime alimentaire a un effet que ni les médicaments ni la chirurgie n’ont jamais été capables de produire. Il résorbe l’inflammation au niveau des parois des veines et des artères. Les 18 patients qui participent à l’étude du Dr Esselstyn, dont certains ne devaient pas survivre un an d’après le diagnostic initial de leur médecin, étaient toujours en vie à la fin de l’étude qui a duré 12 ans.

La santé dans l’assiette est un film à visionner avant de manger… 

Pour réfléchir à la suite ! 🙂

Voici les 2 versions de l’enquête Campbell moins onéreuses :

Elles éxistent chacune en deux formats.

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Contrairement aux deux autres articles précédemment signalés, je tiens à vous préciser que je n’ai pas d’avis car je n’ai pas lu ces 2 livres :

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