Féves, haricots blancs et poisson

1. Protéines : pas qu’une histoire d’alimentation !

Préambule… état des lieux… constats… contexte.

Temps de lecture estimé : 10 mn

Protéines, choix alimentaires, contexte et préambule…

Comme vous le savez sans doute déjà pour ceux qui suivent Bouchées Doubles, je m’intéresse à l’alimentation à la fois saine, gourmande et alcalinisante. Or, en lisant l’article : « Aliments basiques et aliments acides…qu’elles sont leurs différences ? », vous avez pu vous apercevoir qu’un produit d’origine animale et végétale est plus ou moins acide et acidifiant en fonction de sa teneur en protéines.

Les protéines… un débat clivant !

Maintenant il me semble important d’ouvrir ce dossier si clivant des protéines. Car pour nous être indispensables, elles nous sont incontournables et opposent souvent (parfois jusqu’au clash) les partisans d’une alimentation carnée ou végétarienne. Ceci sans compter les idées reçues pour ne pas dire « les croyances nutritionnelles » dont elles font l’objet ! Quoiqu’il en soit, les enjeux liés à leur production et leur consommation sont colossaux pour l’humanité et notre planète ! Après la santé, notre avenir est dans nos assiettes en quelques sortes… Ce n’est pas un hasard si scientifiques, gouvernements et entreprises du monde entier s’y intéressent régulièrement et de près. 

Comment tenter d’y voir plus clair ?

J’ai essayé depuis plusieurs mois de « creuser » ce sujet afin de « m’élever », paradoxalement… 😉 (de prendre du recul, si vous préférez) et je crois enfin y parvenir… J’ai donc eu l’ambition de synthétiser et de partager avec vous toutes mes recherches sur ce vaste sujet avec cette « saga » très documentée d’articles et aux nombreuses sources d’informations scientifiques Françaises et/ou anglo-saxonnes . Vous les restituer en un seul article serait présomptueux, long à lire, et sans doute, fastidieux. Aussi ai-je opté pour cette « saga » de plusieurs articles.

Pour celles et ceux qui voudraient aller plus loin…

Toutes les sources d’informations consultées pour mes recherches et ayant servi à la rédaction des articles seront à votre disposition sous chaque article. Elles sont numérotées entre parenthèses dans le texte. Les mots en rouge sont des liens directes vers certaines sources.

L’idée est d’y voir un peu plus clair grâce à la science dans :

  • Leur valeur alimentaire
  • Leur qualité nutritionnelle
  • Leur fonction métabolique
  • Nos besoins réels d’en consommer.

Clin d’oeil à nos aïeuls ou à nos contemporains qui mangent comme eux…

Quel que soit le régime de nos ancêtres paléo et qu’il date de 100 000 ou 20 000 ans, il est difficile de considérer leur alimentation comme choisie. Survivre était une nécessité, pas un choix et réfléchir à son taux de cholestérol ou la part des protéines dans son régime certainement un luxe pour ne pas dire un privilège !

La réalité actuelle…

Qu’on le veuille ou non, les comparaisons entre différents régimes modernes restent en partie stériles. Les hommes ne sont plus, ni centaines de milliers, ni quelques millions, mais… des milliards ! La planète n’est plus couverte d’étendues sauvages, au contraire… la majorité des terres arables sont désormais exploitées.

Aujourd’hui nous pouvons choisir notre régime alimentaire…

Limiter nos choix pour manger comme nos ancêtres serait régressif et nierait d’une certaine façon nos connaissances sur la génétique, sur notre corps et sur les aliments que nous mangeons.

De nombreux autres facteurs peuvent et doivent influencer nos choix…

  • La santé
  • La généralisation néfaste du régime à l’occidental à l’ensemble de la planète
  • Le bien-être animal
  • La sauvegarde de l’environnement

Ces questions font régulièrement les grands titres des médias.

Les produits d’origine animale souvent dans le collimateur…

Les produits carnés sont suspectés d’être responsables de nombreux maux semblant indissociables du style de vie moderne

  • Taux de cholestérol élevés
  • Augmentation des maladies cardio-vasculaire
  • Développement de certains cancers comme notamment celui du colon
  • Ostéoporose
  • Diabète
  • Endommagement des reins

Les débats scientifiques sont loin d’être clos...

Rares sont les études en mesure de prouver de manière irréfutable une relation de cause à effet entre consommation de produits carnés et maladies.

Il n’est pas toujours possible de déterminer avec précision l’impact de chacun d’eux, mais de nombreux facteurs doivent être pris en compte au-delà de notre alimentation :

  • Tabagisme
  • Surpoids
  • Qualité du sommeil
  • Pratique d’une activité sportive
  • Qualité de l’alimentation

Malgré tout, nous savons avec certitude que lorsque nous consommons des produits d’origine animale, nous n’ingérons pas uniquement des protéines.

Ces produits contiennent aussi :

  • Des graisses riches en acides gras saturés et en cholestérol (pour les viandes rouges, la charcuterie, certains fromages)
  • Du sel (souvent)
  • De nombreuses calories
  • Des produits chimiques s’ils proviennent de l’élevage intensif (hormones de croissance, pesticides, antibiotiques, etc…)
  • Des acides dit « forts » qui acidifient notre corps (qui met du temps et use de l’énergie à les éliminer).

Une tradition culinaire et des déterminants alimentaires tenaces…

La viande est incontournable dans la tradition culinaire française et occidentale.

Mais ce n’est pas parce qu’une tradition culturelle est ancienne qu’elle doit échapper à tout questionnement !

Abattage et condition d’élevage…

Truie avec ses petits

Le nombre d’animaux abattus chaque année en France et dans le monde donne le vertige quand on les découvre pour la première fois. Les vidéos volées régulièrement dans les abattoirs par les associations de défense des animaux nous dégoûtent, nous révulsent ou nous mettent mal à l’aise. Quant aux reportages filmés dans les exploitations industrielles qui élèvent poulets, bœufs et vaches, ils sont loin d’être de nature à nous rassurer !

Les conditions d’élevage des animaux que nous mangeons se sont transformées pour s’adapter à la demande, au fur et à mesure que la consommation de viande grandissait après la seconde guerre mondiale (1). Dans le même temps, notre compréhension de l’intelligence et de la sensibilité des animaux d’élevage à considérablement évolué.

Consommation de produits d’origine animale et morale…

L’opacité des contrôles sur les conditions d’élevage peut nous amener à nous interroger sur la moralité de notre consommation de viande.

Certains choisissent de ne pas y réfléchir et d’éluder la question, d’autres décident de devenir végétarien, d’autres encore le deviennent pour éluder justement toute question…

Ma voie est celle de la modération…

En ce qui me concerne, je ne suis pas encore prêt à franchir le pas du végétarisme, mais je m’en approche avec une consommation raisonnée de viande. Seulement 10 à 12 % de produits d’origine animale dans mon alimentation (dans laquelle les oeufs ont la part belle). Je n’ai aucun doute sur le caractère indispensable de la réduction de ma consommation de viande, tant pour mon équilibre acido-basique que pour l’écologie et les animaux. Lorsque j’en consomme, je privilégie l’achat et la consommation de viande biologique de qualité (circuit court en direct avec les producteurs locaux).

Consommation de produits d’origine animale et écologie…

Cette question écologique ne peut plus être niée ou minimisée.

L’impact de la production de viande sur l’environnement est considérable (2,3).

On sait que l’élevage des animaux :

  • produit plus de gaz à effets de serre que les cultures (80% du total) et d’avantage que tout le secteur des transports (14,5% contre 14% du total des émissions)
  • occupe également beaucoup d’espace (70% des terres arables dans le monde sont destinées à nourrir le bétail) avec pour conséquence une déforestation accrue
  • consomme d’énormes quantités d’eau (environ 15 000 litres d’eau pour produire 1 kg de viande de boeuf, 200 pour 1 kg de tomates, ou encore 237 pour 1 kg de choux)
  • est énergivore (4, 5,6,7)
  • occupe beaucoup de terre tout en étant peu rentable en comparaison aux aliments végétaux qui permettent de nourrir beaucoup plus de monde (il faut en moyenne 7 kg de protéines végétales pour produire 1kg de protéines animales)

Des arguments objectifs et mesurables…

Ces derniers points sont pour moi les arguments les plus pertinents qu’on puisse opposer aux protéines d’origine animale. Car à la différence des questions de santé qui font toujours débat, ces faits sont mesurés, évalués et difficilement contestables.

De plus, le régime carné consommé actuellement par les Français et les occidentaux serait intenable à reproduire dans l’ensemble du monde, tant pour des raisons pratiques, qu’économiques, écologiques et morales !

Tableau France Agir Mer d’après estimations FAO et OCDE

L’alimentation : un domaine propice aux controverses !

Pour de nombreuses personnes, critiquer leur régime c’est les critiquer eux directement, ainsi que leur mode de vie. En plus, les sujets ne manquent pas.

Des idées simplistes ou fausses sont largement répandues par le marketing ou par le déficit d’informations ou la désinformation liée à des lobbies depuis quelques générations et parmi elles :

  • Le lait est indispensable pour avoir des os solides…
  • 1 calorie = 1 calorie, quelle que soit sa nature…
  • Les graisses sont les seules responsables du surpoids.
  • Nos muscles sont composés de protéines, les protéines sont dans la viande, donc : sans viande = pas de muscle…

Ce dernier point idée sous-entend que les plantes ne contiennent pas assez de protéines, ou de mauvaises qualités pour satisfaire nos besoins, surtout pour un sportif.

Ce débat entre protéines animales et végétales est alimenté par l’opposition plus large existant entre régimes carnés et régimes végétariens et végétaliens. Mais qu’en est-il vraiment ?

Protéines animales VS protéines végétales ?

Trancher entre protéines animales et protéines végétales est difficile. Avant de statuer en faveur de l’une et/ou l’autre, il est important de s’intéresser à différents points :

  • Y a-t-il une différence de qualité entre protéines animales et végétales ?
  • Y a-t-il une meilleure assimilation de l’une que de l’autre par nos organismes?
  • Les protéines animales sont-elles les seules à pouvoir assurer le bon fonctionnement de notre corps?
  • Si oui, comment expliquer l’existence des performances de certains sportifs ayant adopté des régimes végétariens ou végétaliens?
  • Comment satisfaire ses besoins en protéines quel que soit son régime?
  • Quels sont les risques d’un excès ou d’un manque de protéines?
  • Qu’en est-il plus largement des risques ou des vertus associés à la viande et aux plantes?
  • Est-il mauvais de manger de la viande ?
  • Les plantes sont elles idéales pour nous ?

Pour tout savoir sur les protéines, cliquez sur les liens ci-dessous et lisez la suite de cette saga :

Protéines végétales et animales sont-elles vraiment de qualité différente ?-Article 2

Protéines animales et végétales : leurs valeurs varient-elles et comment l’estimer ?-Article 3

Consommation de protéines : comment définir nos besoins réels… Article 4

Concrètement, quels types de protéines choisir au quotidien ? Article 5

Saga des protéines : régime carné et végétarien, les dangers… Article 6 – fin

En attendant… un peu d’action ?! 🙂

Cet article vous plaît ? N’hésitez pas ! Commentez-le et/ou partagez-le ! Merci d’avance ! 🙂

Sources :

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