assiette gastronomique

Aliments acides, aliments alcalins… Qu’est-ce que c’est ?

Les aliments acides et les aliments alcalins influencent notre équilibre acido-basique, mais comment les identifier et qu’est-ce qui rend un aliment basifiant (alcalinisant) ou acidifiant ? Leurs couleurs, leurs goûts, leurs textures, leurs formes ? Et bien… comment vous dire… très clairement… rien de tout cela ! 😮

citron jaune Exemple : le citron est acide au goût mais pourtant il est basique donc alcalinisant.

Pourquoi ? Car c’est un aliment riche en minéraux alcalins dont la digestion génère des bases.

 

 

 

Pour l’équilibre acide basique de notre corps, ce ne sont pas les aliments qui entrent qui compte mais ce qu’il en fait après transformation par la digestion.

Exemple : la viande a une saveur douce mais génère des acides alors que le citron à la saveur acide génère des éléments alcalinisants.

Acides forts et acides faibles…

Les acides forts sont difficiles et plus longs à éliminer. Nos reins sont l’organe qui s’occupe de les éliminer, cela prend du temps, de l’énergie et n’est possible parfois qu’en quantité limitée.

Les acide faibles sont faciles à éliminer. Nos poumons se chargent du travail assez rapidement et facilement de façon quasi illimitée.

Qu’est-ce qui fait qu’un aliment est acidifiant…

Sa teneur en protéines : + il en possède + il est acidifiant*

Sa teneur en minéraux : le chlore et le phosphore sont acidifiants

À propos des protéines…

Les acides aminés qui constituent les protéines sont neutres, acides ou alcalins.

Une protéine ne devient acidifiante que lors de sa transformation par la digestion.

Une protéine n’est pas acide en elle-même.

  • Les protéines animales libèrent dans le corps des acides forts (acide sulfurique, acide phosphorique etc…). Ces acides forts doivent être éliminés par les reins. En plus, la viande est riche en acide arachidonique qui favorise les inflammations et micro-inflammations.
  • Les protéines végétales libèrent des acides organiques dits faibles, accompagnés de minéraux basiques (potassium, calcium etc.), qui tamponnent leur impact acidifiant. Ces acides organiques sont transformés dans l’organisme en gaz carbonique facilement éliminé par les poumons.

Conclusion : il est donc bénéfique de manger davantage de protéines végétales que de protéines animales.

Pour ceux qui veulent aller plus loin sur les points faibles et forts des protéines animales et végétales : j’y reviens en fin d’article…

Qu’est-ce qui fait qu’un aliment est basifiant ou alcalinisant… ?

Sa teneur en acides organiques (acides faibles) : acide citrique, acide malique et lactique sont alcalinisants.

Sa teneur en minéraux : le potassium, le sodium, le calcium et magnésium sont alcalinisants.

Les aliments acides ou acidifiants…

viande rouge de boeuf Poisson, sardines

Les viandes, les poissons, les crustacés, les œufs, les produits laitiers (surtout le fromage), les céréales (surtout raffinées), les huiles (surtout raffinées), les sucres (surtout raffinées), les biscuits, les gâteaux, les confiseries et le sel (surtout industriel ) contiennent des acides minéraux forts et sont acidifiants.

fromages affinés

Certaines graines et oléagineux sont acidifiants comme par exemple les graines de tournesol ou de courges dont l’indice PRAL peut monter à 26, soit l’équivalent acidifiant d’une viande de bœuf.

brownie au chocolat

Les aliments alcalins ou alcalinisants…

Fruits rouges, cerises, mûres, framboises. Aliments alcalinsBarque remplie de légumes. Aliments alcalins

Les fruits et légumes frais grâce à leur forte teneur en minéraux alcalinisants.

Les féculents et certaines légumineuses comme la pomme de terre, la châtaigne, les haricots secs, l’igname, banane Plantin, etc.

Les graines (germées ou non) comme le pavot ou le sésame.

Les herbes aromatiques fraîches ou déshydratées (+ alcalinisantes que les fraîches), les épices et certaines algues comme la spiruline pour ne citer qu’elle.

Les aliments au goût acide / acidulé

Le citron, le cornichon, le vinaigre ne sont pas acidifiants malgré leur goût acidulé.

Bien au contraire ! Ils contiennent eux aussi des acides faibles qui, comme la plupart des fruits légumes et légumineuses, sont oxydés lors de la digestion et se transforme en bicarbonates.

NB : les cornichons et le vinaigre sont traditionnellement des produits lacto-fermentés et sont donc sains pour nos organismes et naturellement riches en prébiotiques et probiotiques qui renforcent ou rétablissent notre flore intestinale. Un bémol concernant ceux issus de l’industrie alimentaire. Lisez bien leur étiquette et faites attention à leur composition.

Dans quelle proportion manger des aliments alcalins ou acides (acidifiants ou alcalinisants) ?

Connaissez-vous toujours votre table des 5 ? Oui ? Alors appliquez-là ! Le principe théorique idéal c’est la table de cinq, à savoir :

Pour 100 g de viande, mangez 500 g de fruits et légumes

Pour 200 g viande, manger 1 kg de fruits et légumes

Allez-y progressivement…

En pratique, cela vous semble difficile et peu compatible avec vos habitudes alimentaires ? En plus, si vous n’avez pas l’habitude de consommer de grandes quantités de végétaux, un brusque apport en fruits, légumes, légumineuses et céréales complètes peut vous poser des soucis digestifs type ballonnements et perturber vos selles.

La voix de la pondération…

Ne vous faites pas souffrir pour être en bonne santé, l’idée est de se faire du bien et uniquement du bien.

Il est plus réaliste et parfaitement efficace de viser globalement 30 % d’aliments acidifiants pour 70 % d’aliments alcalinisants.

Mention spéciale pour les algues…

Les algues ne font pas partie de notre alimentation courante, et pourtant ce sont de véritables légumes marins aux atouts santé et alcalins impressionnants ! Elles sont puissamment pourvues en minéraux alcalinisants et de ce fait possèdent un excellent indice PRAL. Leur structure est faite de fibres douces (mucilages) et non de fibres dures (cellulose indigeste) comme nos légumes terrestres. Elles forment un gel intéressant dans notre système digestif : il coupe la faim, permet de piéger une partie des graisses et des sucres, et par effet de leste, favorise le transit intestinal et lutte contre la constipation. En outre, les algues renferment des antioxydants uniques et remarquables dont les chercheurs attendent beaucoup.

NB : L’algue est un régulateur de transit et non un laxatif, ce qui est totalement différent.

Protéines animales et protéines végétales… 

Les protéines… c’est quoi ?

Les protéines animales comme végétales, sont un assemblage plus ou moins long de 20 à 22 acides aminés, (+ 2 chez les petits enfants) dont seuls diffèrent l’ordre et la longueur. Pour franchir la barrière intestinale, elles sont dégradées et sont décomposées en autant d’acides aminés qu’elles en comptaient. Sur ces 20 à 22 acides aminés, 8 sont dits « essentiels » car ils ne peuvent être synthétisés par l’organisme : c’est donc à l’alimentation de nous les fournir.

Les protéines animales…

Avantages : elles apportent ces 8 acides aminés essentiels de manière équilibrée.

Inconvénients : elles sont très acidifiantes, (bien + que les protéines végétales).

Car le chlore, le soufre et le phosphore qu’elles contiennent vont se transformer en acides forts (acide chlorhydrique, sulfurique, phosphorique), une fois dans l’organisme. Les reins sont les seuls organes capables de les traiter, avec une capacité d’élimination limitée. Une surconsommation de viande peut très vite entraîner une accumulation de ces acides, et provoquer des dégâts en chaîne…

Les protéines végétales…

Avantages : les protéines végétales sont associées à des minéraux (potassium, calcium, magnésium, sodium) qui vont donner des acides dits faibles ou « volatils » car ils ont la particularité d’être facilement métabolisés en acide carbonique afin d’être éliminés, de manière quasi-illimitée, par les poumons.

Inconvénients : Elles sont déficitaires en lysine pour celles provenant des céréales, et en méthionine pour celles originaires des légumineuses.

Protéines animales santé, équilibre acido-basique, environnement…

  • Il est important de baisser sa consommation de protéines animales au profit des protéines végétales.
  • Il est aussi nécessaire de compenser leur acidité par une grande consommation de légumes au pouvoir alcalinisant (anti-acide).

Un grand nombre de réactions dans l’organisme sont basées sur l’acide aminé présent en plus faible quantité. C’est pourquoi il est conseillé aux végétariens d’associer une céréale à une légumineuse.

Exemple : soja et riz, riz et lentilles, blé et pois chiches ou encore pâtes et haricots. Ces associations sont d’ailleurs des plats typiques dans de nombreux pays dont les peuples avaient intuitivement ressenti les bienfaits.

Les 2 précautions qui s’imposent pour l’association céréales/légumineuses…

  • Laisser tremper suffisamment les légumineuses afin de les débarrasser d’une partie de l’acide phytique contenu dans leur enveloppe qui empêche l’assimilation des minéraux et rend la digestion plus difficile.
  • Essayer de ne pas dépasser le tiers de la combinaison féculent/légumineuse.

Merci d’avoir pris le temps de me lire jusqu’au bout ! 🙂

Pour ceux qui voudraient allez encore plus loin…

Je vous reparlerai bientôt des protéines animales et végétales dans un article ciselé qui leur sera dédié car ce sujet mérite d’être développé. Au delà du débat fréquent entre partisans des unes ou des autres, elles sont l’objet de croyances, de « fantasmes » et/ou de polémiques dans différents milieux. Elles opposent systématiquement végétariens et omnivores de tous poils. Mais ne nous y trompons pas… si tel est la cas c’est parce que les enjeux liés à nos choix de consommation (de protéines végétales et/ou animales) sont souvent sous estimés mais sont pourtant déterminants pour notre avenir, celui de nos enfants, notre santé et celle de notre environnement(les chiffres sont éloquents)… 😉

Pour ceux qui souhaitent découvrir la saga des protéines, rendez vous sur la page Eurêka ou cliquez sur le lien de votre choix ci-dessous :

Les protéines : polémiques, enjeux, débats, controverses et croyances-Article 1

Protéines végétales et animales sont-elles vraiment de qualité différente-Article 2

Protéines animales et végétales : leurs valeurs varient-elles et comment l’estimer ?-Article 3

Consommation de protéines : comment définir nos besoins réels… Article 4

Concrètement, quels types de protéines choisir au quotidien ? Article 5

Et maintenant… Un peu d’action ? 🙂

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